It's in the water baby..
- and between you and me -      
Vendredi 16 février 2007 - 18:38
Please come and fuck me..
..me soufflait-elle à l'oreille, en m'attrapant par le bras, l'autre main sur ma hanche, essayant de me tirer vers la sortie, mais non, désolé chérie, tu vois, là, malgré ton visage d'ange, les lèvres humides et pulpeuses que tu as tenté de coller aux miennes, ton regard langoureux, ton décolleté à tomber, celui-là même que tu viens à l'instant de frotter en toute innocence -relative- contre ma poitrine, et ton petit cul ferme et tendre, mais à vue de nez loin d'être safe, moulé dans une micro-jupe ras la chatte, non, pas moyen, not tonight darling, j'essaie justement de ne pas tomber dans le piège facile des filles faciles, des beautés de tabouret -même si tu te tiens debout, enfin, tu as un peu de mal, avec ce que tu as bu, mais bref-, dans le piège de ces filles assez jeunes et attirantes pour pouvoir hanter cette boite /hype/ pleine de putes fardées et de farangs [occidentaux] bronzés, au lieu de trainer, comme les autres, une fois le soleil couché et les touristes levés, dans l'ombre des ruelles étroites et de ces quartiers plein de gogo-bars dans lesquels le client choisit sa fille en l'appellant par son numéro; suffisament jeune pour ne pas avoir à harponner n'importe quel voyageur, pardon, ATM [distributeur de billets] sur pattes, pour ne pas avoir à cotoyer les mendiants rampant en plein milieu de la rue, la gueule en sang, dans leurs haillons puants, noirs de crasse, un bras et une jambe en moins, pour ne pas avoir à discuter avec les rabatteurs divers et variés et les vendeurs de DVD porno, à donner quelques pièces aux aveugles sans regard, sans globes oculaires, qui vont et viennent sur un parcours bien délimité, en attendant l'aumône; suffisament attirante pour ne pas devoir t'afficher, ou est-ce l'inverse, au bras de vieux américains bedonnants venus, une fois l'an, se vider les couilles dans une jolie jeune fille femme, louer un peu d'affection à la semaine, se fabriquer le souvenir d'une illusion de bonheur, sans préciser à ceux à qui ils montreront leurs photos de vacances que tout est biaisé, faux, simulé, que ce n'est qu'une prestation de service tarifée; toi, tu choisis tes proies, tu sais que tu as le pouvoir de permettre au voyageur solitaire d'oublier, pendant un moment, l'indescriptible coup de blues qui viendra forcément le frapper tôt ou tard, résultat d'une boucle en forme de solitude qui finit par détruire les sourires, ce coup de blues qui l'empêchera, l'air de rien, de faire des rencontres, la boucle est bouclée, dans une logique simple, voire simpliste, mais le résultat est rigoureusement implacable.

Oh please, fuck me, fuck me, i'm safe, i know my job, me répétait-elle, titubante, presque implorante, espérant ferrer son client du jour, dernier espoir pour récolter quelques billets avant la fermeture sous 20 minutes [à 2h ici, par décret], I'm so sorry, angel, dans la cité des anges, il y en a certains que je préfère éviter, pas assez téméraire, pas assez déséspéré, pas encore assez perdu, et là, je préfère aller me changer les idées avec les films qualité DVD à 2 € qu'on trouve sur n'importe quel marché: Blood Diamond est une merde, mais pas autant que Casino Royale -tu me diras, c'était prévisible-, Scoop bien fidèle à son clarinettiste de réalisateur, et Babel m'aura marqué, tant pour un scénario et une réalisation surprenants, que pour le charme d'un Brad Pitt grisonnant, effet papillon, quand tu nous tiens.
Ajouter un commentaire:

pseudo
mail
web
mémoriser







shotbot - capture d'écran screenshot web zone codes
timing: 0.018 sec - sql: 3q, 0.003 sec