It's in the water baby..
- and between you and me -      
Dimanche 25 février 2007 - 16:59
En vrac (hare a good time, colorful, temples, PepsiToilet, ma gueule floue, buddhas & sunsets)


























Dimanche 25 février 2007 - 16:35
Waterfalls.




Dimanche 25 février 2007 - 15:39
200 000 morts/an sur les routes thaïlandaises: un début d'explication.
Dimanche 25 février 2007 - 15:25
Une ptite faim ?
Nous avons ce qu'il vous faut.

Samedi 24 février 2007 - 22:37
Ami(e) lecteur(trice) allergique au ballon rond, passe ton chemin [Zizou Superstar]






























(quelques clichés de mauvaise qualité - aux limites de mon petit bridge - l'essentiel est là: ce sourire, un joli souvenir, et une bonne action)
Mardi 20 février 2007 - 21:23
Rrrrrr.
BANGKOK (AFP) - Le néo-retraité Zinédine Zidane va jouer samedi un match de bienfaisance en faveur des victimes du sida, à la fin de la semaine, en Thaïlande, ont annoncé lundi les organisateurs. Zidane, dont la carrière s'est achevée en finale du Mondial 2006, jouera samedi avec les joueurs vedettes d'Asie du Sud-Est à Chiang Mai dans le Nord du pays, a indiqué le parraineur de l'opération.
Mardi 20 février 2007 - 19:42
animals. [Chiang Mai toujours]




















Précisions :
Le premier, à la plume rouge, me sert de réveil-matin: il vient chanter à ma fenêtre, tous les jours, à 8h précises.
Le paon bleu est la volaille la plus majestueuse que j'ai pu croiser à ce jour, en plus d'être la seule à fortement déplaire au capteur de mon appareil photo (ou à son algorythme de compression JPEG, va savoir). Il se promène tranquillement dans la volière, et vient acueillir en personne les rares visiteurs venus en semaine par une parade impressionnante: "dépliée", la bête fait plus de trois mètres de large !
Mardi 20 février 2007 - 18:24
« Chinatown » [Chiang Mai/Thaïlande]














Dimanche 18 février 2007 - 19:43
One (beautiful) day in Chiang Mai [Thaïlande]














Vendredi 16 février 2007 - 18:38
Please come and fuck me..
..me soufflait-elle à l'oreille, en m'attrapant par le bras, l'autre main sur ma hanche, essayant de me tirer vers la sortie, mais non, désolé chérie, tu vois, là, malgré ton visage d'ange, les lèvres humides et pulpeuses que tu as tenté de coller aux miennes, ton regard langoureux, ton décolleté à tomber, celui-là même que tu viens à l'instant de frotter en toute innocence -relative- contre ma poitrine, et ton petit cul ferme et tendre, mais à vue de nez loin d'être safe, moulé dans une micro-jupe ras la chatte, non, pas moyen, not tonight darling, j'essaie justement de ne pas tomber dans le piège facile des filles faciles, des beautés de tabouret -même si tu te tiens debout, enfin, tu as un peu de mal, avec ce que tu as bu, mais bref-, dans le piège de ces filles assez jeunes et attirantes pour pouvoir hanter cette boite /hype/ pleine de putes fardées et de farangs [occidentaux] bronzés, au lieu de trainer, comme les autres, une fois le soleil couché et les touristes levés, dans l'ombre des ruelles étroites et de ces quartiers plein de gogo-bars dans lesquels le client choisit sa fille en l'appellant par son numéro; suffisament jeune pour ne pas avoir à harponner n'importe quel voyageur, pardon, ATM [distributeur de billets] sur pattes, pour ne pas avoir à cotoyer les mendiants rampant en plein milieu de la rue, la gueule en sang, dans leurs haillons puants, noirs de crasse, un bras et une jambe en moins, pour ne pas avoir à discuter avec les rabatteurs divers et variés et les vendeurs de DVD porno, à donner quelques pièces aux aveugles sans regard, sans globes oculaires, qui vont et viennent sur un parcours bien délimité, en attendant l'aumône; suffisament attirante pour ne pas devoir t'afficher, ou est-ce l'inverse, au bras de vieux américains bedonnants venus, une fois l'an, se vider les couilles dans une jolie jeune fille femme, louer un peu d'affection à la semaine, se fabriquer le souvenir d'une illusion de bonheur, sans préciser à ceux à qui ils montreront leurs photos de vacances que tout est biaisé, faux, simulé, que ce n'est qu'une prestation de service tarifée; toi, tu choisis tes proies, tu sais que tu as le pouvoir de permettre au voyageur solitaire d'oublier, pendant un moment, l'indescriptible coup de blues qui viendra forcément le frapper tôt ou tard, résultat d'une boucle en forme de solitude qui finit par détruire les sourires, ce coup de blues qui l'empêchera, l'air de rien, de faire des rencontres, la boucle est bouclée, dans une logique simple, voire simpliste, mais le résultat est rigoureusement implacable.

Oh please, fuck me, fuck me, i'm safe, i know my job, me répétait-elle, titubante, presque implorante, espérant ferrer son client du jour, dernier espoir pour récolter quelques billets avant la fermeture sous 20 minutes [à 2h ici, par décret], I'm so sorry, angel, dans la cité des anges, il y en a certains que je préfère éviter, pas assez téméraire, pas assez déséspéré, pas encore assez perdu, et là, je préfère aller me changer les idées avec les films qualité DVD à 2 € qu'on trouve sur n'importe quel marché: Blood Diamond est une merde, mais pas autant que Casino Royale -tu me diras, c'était prévisible-, Scoop bien fidèle à son clarinettiste de réalisateur, et Babel m'aura marqué, tant pour un scénario et une réalisation surprenants, que pour le charme d'un Brad Pitt grisonnant, effet papillon, quand tu nous tiens.
Jeudi 15 février 2007 - 21:19
ROAR. [Bangkok]
Lundi 12 février 2007 - 18:02
Unidentified sunset [quelque part entre Singapour et Bangkok]
J'ai loupé le vol qui devait me ramener de Singapour vers Bangkok, après trois nuits à Kuala Lumpur [dont je reparlerai], et quelques longues heures de bus [dont je ne parlerai pas]. Du coup, j'ai pris le suivant. Bien m'en a pris. (Ascreen: ascreen jpg)









Dimanche 11 février 2007 - 21:30
Petronas Towers [Kuala Lumpur/Malaisie]






Samedi 10 février 2007 - 10:52
(faits et préjugés)
Les Singapouriens font la gueule dans le métro, et travaillent sur leur ordinateur portable. Ceux qui ne sont pas occupés à regarder la TV sur des téléphones à me faire passer pour un arriéré avec mon iPod Nano flambant neuf regardent, dans un état quasi-hypnotique, les nombreux écrans plats diffusant en boucle un petit film qui, rappellant les attentats majeurs de ces dernières années à coup d'images sanglantes, demande instamment au bon citoyen de signaler aux autorités tout ce qui semble "suspicious", la délation est un art de vivre qui s'apprend dès le plus jeune âge. Surveille ton voisin, le Gouvernement s'occupe du reste.

Les Singapouriens sont sous surveillance permanente; en ville, je n'ai pas croisé un seul policier ou militaire, ni un quelconque agent de sécurité, juste des caméras CCTV à peu près tous les 30 centimètres, sans exagérer. ? se donner envie de transgresser les Règles, juste pour voir ce qui va se passer, si quelque chose se passe, si un petit Big Brother, surveillant ses écrans de contrôle, caché au dernier étage d'un building anonyme, décrochera son téléphone pour m'envoyer une armée de policiers tombant du ciel comme dans Minority Report, ou si toute cette surveillance et ces omniprésents affichages d'interdits et leurs amendes correspondantes ne sont qu'une mascarade, un très efficace contrôle des masses par un moyen simplissime: la "terreur".

Les Singapouriens sont "no fun", travaillent trop pour avoir le temps de s'amuser, de toutes façons, le Gouvernement s'occupe de tout, mais je l'ai déjà dit.

Les passages cloutés Singapouriens sont chronométrés et millimétrés, les foules disciplinées au point d'amorçer le mouvement très exactement à la même seconde. Renseignement pris, je n'ai pas rêvé, si tu traverses en dehors des clous, les automobilistes accéléreront, pour te faire courir et bien te faire comprendre que tu as mal agi (espèce de terroriste!).

Les Singapouriens respirent un air presque aussi pur qu'à [insérez ici le nom d'un patelin perdu au fin fond de l'Aveyron], mais à 30°C.

Les quatre millions d'habitants de Singapour sont répartis en 80% de Chinois, 15% de Malaisiens et d'Indiens, le reste correspondant à quelques occidentaux expatriés.

Les Singapouriens sont fan de fast-food, même si on y trouve une tripotée de restaurants servant à peu près toutes les cuisines asiatiques, et qu'on y mange *très* bien.

La Singapourienne est définitivement charmante, moderne, raffinée, et joue sur les détails. Mais tu connais mon faible pour les bracelets de cheville, non, ne dis rien.

Les Singapouriens sont très forts en eye-contact, très enclins à engager la conversation, et plus que causants, on ne m'avait jamais autant parlé/abordé. Mais tout se rapporte toujours à une seule chose: vanter les mérites et l'incontestable réussite économique de leur belle ville-ile-état-pays, qui en est au point de devoir s'agrandir en construisant des îles artificielles. Il serait peut-être plus économique d'envahir leurs voisins, enfin, je dis ça, je dis rien.

Conclusion: j'en ai plein le cul, bye bye. Va voir en Malaisie si j'y suis.
Samedi 10 février 2007 - 10:51
Still [Singapour]












Jeudi 8 février 2007 - 16:41
J'oubliais... [Singapour]


(Précision: « Le durion a un goût très subtil dont la base serait un camembert cru à point avec des nuances d'ananas et d'ail, et dégage une odeur particulièrement forte considérée par beaucoup d'Européens comme peu agréable. »)
Jeudi 8 février 2007 - 12:44
"Tout ce qui n'est pas interdit est autorisé" [Singapour]














(? venir: les bons côtés - me reste deux jours pour en trouver. Précision: la dernière est une publicité pour Nokia.)
Mercredi 7 février 2007 - 17:58
[en vrac]
Ouvrir un compte bancaire en Thaïlande se révèle finalement être un calvaire sans fin. J'entends tout et n'importe quoi, d'un laconique "legislation has changed", au très fréquent "work permit needed", parfois qu'il faut un certificat de résidence qui ne peut être obtenu qu'auprès de l'ambassade de France - la même, qui sera donc, après quelques jours de périple, le seul endroit où je serai accueilli plus que froidement, sales cons de français. Tout un tas d'informations contradictoires donc, dommage, le moyen était idéal pour éviter les charges impressionnantes sur les retraits, et faire fructifier un peu d'argent bien au froid chaud à l'abri du fisc français: les taux d'intérêts sur ce type de compte sont proches des 10% et les restrictions d'usage quasi nulles. Parenthèse sur le fisc français, je ne pensais pas que ces sous-merdes, appellons-les par ce qu'ils sont, oseraient venir me suçer inopinément le compte bancaire deux fois en trois jours, juste après avoir accepté et confirmé par écrit un accord de paiement négocié juste avant le départ, fin de la parenthèse. Bref, tout de même une bonne occasion de travailler son anglais "financier", d'expérimenter la courtoisie asiatique qui m'a fait penser que celle qui me disait "oh, i'm sorry" l'était vraiment du fond du coeur - sincèrement désolée. Et puis, qui ne tente rien n'a rien, même si d'après ce que je peux lire sur les forums de voyageurs, rien n'est impossible, il suffit de persévérer.

Les mouvements perpétuels sont certainement le seul moyen de ne pas laisser les sourires mourir et un regrettable sentiment de solitude latente s'installer et tout gâcher.

? en croire la petite larme que je me retiens de verser, je suis soit très fatigué, voire à la limite de l'épuisement après une série de nuits un peu trop courtes et une petite /tourista/ un peu trop longue, soit simplement très triste de quitter Bangkok, ou un mélange des deux, le tout amplifié par une petite déconvenue parisienne dont je ne parlerais pas ici, tu te reconnaîtras.

Les aéroports sont rarement des lieux de gaieté ultime, sauf les jours de départs en "vacances", ou quand on vient y chercher quelqu'un. Pour le moment, on y entend Whitney Houston, Coldplay, Mariah Carey ou Dido, et le staff n'a jamais été aussi désagréable, on se croirait presque en Europe, le sourire en moins.

Air Asia est incontestablement LA low-cost idéale pour se déplacer à moindre coût un peu partout en Asie. Ticketless, un vol annulé sans notification et reporté trois heures plus tard, placement libre dans un vieux Boeing 737 de 300 vieilles places aux vieux fauteuils de vieux cuir noir mal pas nettoyés. Le billet en lui-même coûte moins cher que les taxes d'aéroport, compter ~20€ pour un aller simple vers Singapour, soit plus ou moins 1200 kilomètres, ~50€ avec les taxes.. Malgré une méchante odeur de fioul au décollage, un bruit de carlingue presque flippant, et un vol plus que cahotique, mon voisin enturbanné se voudra plus que rassurrant en sentant mon appréhension: "they're clean, trust me".

Singapour est une ville-ile-état-pays qu'on pourrait qualifier de Monaco de l'Asie ou de Disneyland à l'échelle d'un pays. C'est aussi une espèce de démocratie qui a viré à la dictature, où les médias sont fermement contrôlés, où la législation anti-drogues est la plus sévère au monde, où les douaniers t'offrent des bonbons entre deux militaires en armes, où les chauffeurs de taxi ne parlent que d'argent argent argent argent argent pendant tout le trajet, dans un anglais absolument impeccable, en te précisant bien qu'ils ont trop de travail pour s'intéresser à la politique, où la monnaie ressemble à des billets de monopoly, où on peut se prendre une méchante amende pour tout et n'importe quoi, y compris traverser en dehors des clous, et où les cigarettes sont plus chères qu'en France - et où il est très très très mal vu de fumer, le premier qui me suggère d'en profiter pour arrêter s'en prend une. Le reste plus tard.
Mercredi 7 février 2007 - 17:57
1 airport, 2 pics [Suvarnabhumi/Bangkok/Thaïlande]


Mardi 6 février 2007 - 01:42
4 days, 10 pics [Bangkok/Thaïlande]


















Lundi 5 février 2007 - 18:15
Lost in [paradise] [translation] (rayez la mention inutile)
Suvarnabhumi est un aéroport flambant neuf, fait d'acier, de béton et de verre, tout ce qu'il y a de plus moderne, malgré une quantité impressionnante de défauts de conception et/ou de réalisation (pistes fissurées, passerelles effondrées et une dizaine de terminaux hors service pour raisons de sécurité). Des kilomètres de couloirs, des escaliers roulants à peu près aussi longs, des magasins partout (Cartier à gauche, Chanel à droite). Une foule grouillante de touristes en transit, et plein de vieux, j'en prends peur. Le visa n'est qu'une simple formalité, qui ne prendra que quelques dizaines de secondes, vanne du douanier comprise: your visa has expired two weeks ago, mais non, c'était l'an dernier. Ho ho. ? l'extérieur, la température est idéale, une légère brise, enfin, il n'est que six heures du matin..
La highway est à l'image de l'aéroport, titanesque, avec de longs tronçons encore en construction à des dizaines de mètres au-dessus du sol, chantier titanesque pour desservir une ville qui se veut titanesque.
Mon chauffeur me rappelle un des traits caractéristiques de la culture thaïlandaise, ou plus généralement asiatique: la notion de ne pas perdre la face. ? l'énoncé de mon adresse de destination -incomplète et mal orthographiée-, il me dira yes yes, i know where it is. Cinq minutes plus tard, je le vois s'exciter sur sa radio, l'entends prononcer plusieurs fois l'adresse en question, sortir son téléphone et passer quelques appels.. Il n'a absolument aucune idée d'où il va, donc, il se renseigne. Vingt minutes et un arrêt-je-demande-à-un-ami plus tard, nous voilà arrivés.
Le temps d'une douche, me voilà dans les rues de Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, alias Bangkok... En vrac.
C'est une ville grouillante, même en pleine nuit ou de bon matin, des trottoirs défoncés, des rues pas mieux, une circulation -à gauche- parfaitement bordélique pour laquelle les feux rouges n'existent plus après minuit -ou quand il n'y a, au moins en apparence, personne-, des carrefours à traverser en "moutonnant" ou en prenant des risques, les deux n'étant pas incompatibles.
C'est des odeurs omniprésentes, de celles de nourriture -enivrantes- qui donnent envie de goûter à tout, à celles qui donnent un léger haut au coeur, voire un début de nausée, en passant par les encens divers et variés, effluves de poubelles et autres parfums.
C'est des marchés couverts ou flottants, entre étals de poissons, fruits de mer, gadgets, journaux, bijoux, étoffes et tissus de toutes les couleurs -j'en connais une ou deux ou trois ou plus qui deviendraient littéralement folles ici-, restaurants de rue, mais on ne peut pas vraiment parler de marchés, la ville entière est un marché géant.
C'est des boui-bouis qui ne payent pas de mine, remplis de thaïlandais, synonyme de qualité et de tarifs corrects. Un sourire acueillant, beef, careful spicy spicy spicy!, pas grave, on tente le coup, et effectivement c'est spicy: une question d'habitude.. et il y a bien pire. Rendre les sourires, régler le déjeuner, 50 baths, un peu plus d'un euro.
C'est building buildings partout, et quantité de gratte-ciels désaffectés dont la construction a été interrompue suite aux nombreuses faillites suivant la crise asiatique de 1997, ou quand le promoteur s'est rendu compte d'un défaut dans les fondations: on arrête tout et on reconstruit le même juste à côté. Pragmatique.
C'est le skytrain, métro aérien rapide-automatisé-climatisé-propre-un agent de sécurité sur chaque quai, à chaque tourniquet, à chaque escalier, et des petites files d'attente parfaitement ordonnées devant chaque porte, en suivant bien les flèches marquées au sol.
C'est des vendeurs de fruits à chaque coin de rue, oranges, melons, bananes, durians, et des étals de bouffe tous les dix mètres: brochettes, scorpions ou chenilles grillés, et tout un tas de spécialités que je serai incapable de nommer.
C'est des seven-eleven tous les 50 mètres, et toujours le "ding-ding" caractéristique de la porte d'entrée. 7-11, c'est une chaine de supérettes d'origine américaine présentes un peu partout en Asie, et ouvertes, comme leur nom ne l'indique pas, 24 heures sur 24. Et j'exagère en disant tous les 50 mètres: c'est plutot tous les 30 mètres. On y trouve un peu de tout, chips, cigarettes, boissons sucrées (l'oishi honey-green-tea ou apple-lychee est vite addictif), ou alcoolisées (tout pareil pour le bacardi lychee), ces dernières n'étant en vente à emporter qu'entre 12h et 14h puis entre 17h et minuit.
C'est le marché de nuit de Silom, toujours les gars qui te proposent des "sex dvd vcd sex sex porno dvd sex dvd dvd dvd", des dizaines d'étals de contrefaçons en tous genre, des fringues et sacs boss, d&g, vuitton, gucci, dior, prada, versace etc aux DVDs de séries américaines pas encore diffusées sur le vieux continent - à moi les deux saisons de Weeds.
C'est des petits métiers partout, de ceux qui surveillent les parkings aux multiples portiers, même dans les petits hotels low-cost, aux cordonniers ou manucures de rue, sans compter les tuk-tuk et moto-taxi.
C'est des ascenseurs sans étage zéro, le rez-de-chaussée correspondant à la touche "1". Toujours étrange la première fois.
C'est des salons de massage partout, du foot massage complètement priceless dans les deux sens du terme, un vrai bonheur après des heures de marche, au massage intégral parfois plus que "hot".
C'est Khaosan Road, quartier ultra-touristique qui n'a pas grand chose à voir avec le reste de la ville, mais.. autant se faire son propre avis. Une goutte de tristesse dans un océan de solitude, des centaines de touristes esseulés-dépités venus noyer leurs coups de blues entre anglais mal rasés dans de la bière Tiger pas chère: certains se sont crus dans La Plage, avec Leonardo, ils n'y trouveront que des arnaques à touristes, et un harcèlement permanent par un gang d'indiennes venues vendre des bracelets et des trucs qui font croaaa croaaa.
C'est une ville dans laquelle on peut se perdre en étant le seul farang à des kilomètres à la ronde, errant dans des cités de bric et de broc tant bien que mal érigées sous une highway, ou acceptant une place assise sous les ventilateurs d'un temple en plein air accueillant une procession bouddhiste avec moines et musique traditionnelle.
C'est 2000 ou 3000 m2 de boutiques "téléphonie" réparties sur un étage du MBK Center, et un vrai marché aux cartes prépayées, qu'on choisit selon le numéro, certains porte-bonheur vendus à plus de 50000 bahts (~1000€!), oui, le thaïlandais est superstitieux. Pas moi, alors: +66 81 470 706.
C'est des américains la soixantaine bedonnante, avec au bras leur "thai girlfriend" de quarante ans de moins, payée à la semaine, qui a parlé de tourisme sexuel ?
C'est des pharmacies avec des médicaments empilés jusqu'au plafond, une odeur de camphre et le langage des signes pour faire comprendre qu'on veut de quoi calmer les piqures de moustique et soigner les méchantes ampoules aux pieds.
C'est un taxi fou qui joue à GTA en vrai en réussissant à cartonner un tuk-tuk, un chien et un moto-taxi en moins de 20 minutes de course, sans trop de dégats quand même, un exploit pour celui qui conduit sans les mains, à contresens sur les boulevards - ben oui, y'a personne sur l'autre voie, ça va plus vite. Et heureusement qu'il n'y a pas de ceintures de sécurité à l'arrière.
C'est un méchant coup de soleil malgré une pollution impressionnante, qui donne à toutes les photos en grand angle un effet de surexposition étrange, et qui devient un calvaire quand on se retrouve à attendre patiemment que le trafic s'arrête pour traverser une rue, bloqué entre deux autoroutes: elles ne sont pas, comme en France, limitées à la périphérie des villes, mais les traversent de part en part, dans un enchêvetrement inextricable, sur plusieurs niveaux.

..Et un programme qui se construit au fil du temps et des envies; dans deux jours, l'air pur et les rues aseptisées de Singapour, dans quatre jours, la Malaisie, via Muar, Melaka, Port Dickson puis Kuala Lumpur, et dans dix jours, retour en Thaïlande, sur Chiang Mai. Après, on verra. Khrap!


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