It's in the water baby..
- and between you and me -      
Mercredi 9 juillet 2008 - 00:46
Strasbourg (A l est)








Dimanche 6 juillet 2008 - 10:05
Une rencontre impromptue avec des amis de l'autre bout du monde. Les beaux quartiers, appartement bourgeois, le temps semble s'être arrêté il y a une bonne quinzaine d'années. Dans les toilettes, sur chaque mur, des dédicaces d'auteurs de bandes dessinées, Hugo Pratt, Dodo, Mœbius, Mandryka; sur la table du séjour, Courrier et Libé; la quasi-certitude d'avoir un souvenir très lointain de notre hôte, lointain, lointain jusqu'à l'enfance, au moins.
Café brun, à la vietnamienne, parler de celle qui m'attend là-bas, et non, merci, pas de cigarette, j'ai arrêté.
Dîner à la vietnamienne, tofu, lard grillé, spaëtzle, gai lon, riz blanc, les habituels sous-entendus, incompréhensions, différences culturelles, et surtout, surtout, cet humour au premier degré et demi, à effet garanti.
? la vietnamienne donc: les assiettes ne sont jamais vides, les verres non plus, à la française aussi, une soirée qui ne peut que se finir avec de l'absinthe tchèque et de l'herbe africaine.

Vélo. Prendre de l'élan. Se laisser filer, suivre le mouvement, des souvenirs à chaque coin de rue, ici, de nuit, tout peut arriver, et tout arrive. (...)

Lever de soleil sur la Petite France. 2, Kebabstra?e. Troisième étage; l'Appartement. Emménagement récent, parquet impeccable et rideaux immaculés, pied-à-terre indécent dans le quartier de mon enfance. Tout le monde dort, sauf le chien, à l'affût. Musique. Quelque chose de doux. Ella?

(...)

Soirée en plein air dans un village en heim (comprenne qui pourra..). Préparer quelques litres de S. Sling. Au hasard des conversations, une blonde, cérébrée et cérébrale, érudite et nantie (sémite?), dominatrice à l'extrême. Définitivement incompatible.
Et là, Elle. Crush. Désir déroutant, comme un goût d'idéal, paradoxal. On me dit que certains regards ne trompent pas. Et puis ce truc qui fait que tu peux rester silencieux avec les gens avec qui tu te sens bien, mais la vie est une pute, même avec une paire d'as en main, même avec 82% de chances de réaliser un coup de poker.. magistral.

(...)

Parler, parler, parler avec sérénité de ce maudit temps qui passe, de ceux qui étaient encore là hier, de ceux qui ne seront peut-être plus là demain, de la douce ironie de la vie, des larmes, non-dits, vérités criantes, de ces fantômes, présents, et de déchirures, futures.
Mais, tu sais, ressentir la sagesse et le détachement de ceux qui ne laissent pas leur destin au hasard, considèrent la vie avec philosophie et la mort avec fatalisme ne peut laisser qu'une marque profonde, indélébile; changement de vie, changement de philosophie.


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